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Les métaprogrammes appliqués à la situation de pandémie et de confinement de ce mois de mars 2020

02 avril 2020 | publié dans la catégorie :

En ce début d’année 2020, j’avais entamé une formation de praticien en coaching mental, histoire de me familiariser avec tous les schémas mentaux et connexions du cerveau qui me passionnent déjà depuis un certain temps.

Seulement voici venu le temps du confinement, et avec lui du travail à la maison et des devoirs à distance!
Fini la cour de l’école pour les enfants.
Fini les weekends de formation pour maman.

Pour ne pas perdre « la main », ni la tête ;), je m’invente quelques exercices de pratique.
Par exemple, voici quelques observations des métaprogrammes utilisés dans les premières semaines de cette situation exceptionnelle de pandémie.

C’est quoi un métaprogramme?

En PNL, un métaprogramme est une façon naturelle dont on va traiter une information reçue et transmise à notre environnement.
Il structure notre mode de pensée.

Dans notre cerveau comparé à un ordinateur, tous ces métaprogrammes sont les logiciels installés que l’on va utiliser pour traiter une information, une tâche ou une action à prendre. Ils sont souvent là depuis trop longtemps pour qu’on en ait conscience. Ils font partie de notre fonctionnement naturel.

Le classement et l’étude de ces métaprogrammes sert à mieux se connaître, à mieux connaître les autres et à communiquer avec les filtres nécessaires dans certaines situations.

Les métaprogrammes sont similaires aux processus de fonctionnement repris dans les types de personnalité MBTI (voir mon article sur l’introspection active), sauf que les métaprogrammes sont beaucoup plus nombreux et combinables.
Comme avec les processus du MBTI, on peut apprendre à fonctionner à l’inverse de notre programme de prédilection, par exemple pour être en harmonie avec quelqu’un qui fonctionne différemment, mais cela nous demande des efforts d’adaptation.

Aucun métaprogramme n’est mauvais ou meilleur qu’un autre.
Ils font partie de nous. Ils ne sont parfois pas appropriés dans une situation spécifique où on aurait besoin de son inverse. En prendre conscience et rectifier le tir peut être utile dans ce cas précis!

Métaprogrammes de perception

Les filtres de sens Visuel/Auditif/Kinesthésique/Olfactif/Gustatif (VAKOG)
Comment percevons-nous plus naturellement l’information extérieure?

L’attention de certaines personnes est attirée particulièrement par les sons et intonations utilisés dans les discours. Mais aussi par les applaudissements, chants et musiques qu’ils peuvent entendre sur le coup de 20h.
D’autres sont marquées par les gestes et les images. Tous confinés à la maison, nous ne pouvons pas tout le temps entendre ou voir directement ce qui se passe dans les hôpitaux et ailleurs, mais les médias comme les autorités utilisent facilement ces sens pour sensibiliser la majorité d’entre nous.
Les fake news toucheront aussi plus de personnes en utilisant des termes sensoriels forts qui heurtent nos sens privilégiés.
Par exemple:

la pandémie est un gigantesque nettoyage de Mère Nature qui éclate tous les siècles!

Attention fake news ;), avec des mots qui éclairent les visuels, parlent aux auditifs, touchent les kinesthésiques et dégoûtent les olfactifs…

Certains mots d’affection toucheront peut-être plus les kinesthésiques, comme le « prenez soin de vous » devenu la norme en fin d’email.
Ces mêmes kinesthésiques ont pu être un peu plus déstabilisés par la distance physique établie. Étrange sentiment général d’être pestiféré, mais vécu plus difficilement par certains.
Quant aux olfactifs, plus rares, (ou juste un sens moins développé) rien que les mots hôpitaux et désinfectants parlent d’eux-mêmes…

Le découpage Spécifique/Global/Analogique

Certaines personnes se focalisent sur les détails, ont besoin de plus d’infos spécifiques, au risque d’être noyées, dans ce cas-ci, vu la masse d’information et de désinformation.
Ceux de type « global » vont percevoir la globalité de l’information et moins rechercher les détails.
D’autres de type « analogique » ont besoin de comparer l’information à des situations similaires. Par exemple, la peste ou la grippe espagnole concernant l’épidémie…, et concernant les enfants: les semaines sans école dues aux grèves que beaucoup de parents ont connues dans les années 90, …

Métaprogrammes d’évaluation ou interprétation

Êtes-vous plutôt Associé ou Dissocié?

Concernant l’interprétation des mesures de confinement, ce métaprogramme est assez facile à repérer. Les personnes de type associé vont se sentir tout de suite reliées à tous ceux qui vivent la même chose. Elles font partie du groupe.
Mais de quel groupe?
Dans ce cas-ci, le groupe majoritaire est celui qui suit les mesures de confinement en reléguant tous les messages positifs de solidarité.
#stayhome
Et qui soutient les personnes qui continuent à travailler pour soigner les malades et faire tourner le pays.
#onapplaudit
Et qui s’entraident en livrant les plus démunis ou en réalisant des masques.
#DIY #jefaismonmasque
(oui oui, je m’y mets cette semaine avec les enfants! Mais je suis plutôt de type dissocié (et j’ai du boulot)… laissez-moi le temps…)

Une personne de type dissocié va vivre les choses d’abord avec une certaine distance, comme un spectateur. Il lui faut plus de temps et sans doute plus de réflexion pour sentir qu’elle fait partie du groupe et de la situation.
Elle préférera vivre les choses de son côté, étant mitigée dans ses opinions face à l’attitude bien adoptée par la majorité.
Ça ne l’empêche pas de vouloir aider les autres mais de le faire plutôt à sa façon en créant ou imaginant quelque chose en parallèle du groupe.

L’orientation Passé/Présent/Futur

L’interprétation de l’avancement de l’épidémie et de sa dangerosité est beaucoup plus variée que le jugement des mesures de confinement en elles-mêmes.
Les personnes axées sur le passé ont tendance à pointer du doigt en premier ce qui n’a pas été fait à temps en préparation de l’épidémie:
« Pourtant on l’avait bien dit… »
Ou elles reprendront des exemples similaires dans le passé pour appuyer leur jugement sur la situation.
Soit négativement :
« On savait, c’était évident qu’il fallait… »
Soit positivement : (mais plus rare dans ce cas-ci)
« Ce n’est pas la première pandémie à laquelle l’humanité fait face, on s’en est toujours sorti… »

Les personnes axées sur le présent analysent en premier la situation actuelle et tout ce qu’elles doivent faire ou ne pas faire dans l’immédiat, que ce soit concernant une possible contamination, comment elles vont s’organiser dans ces mesures de confinement, ou comment elles vont gérer tous les sentiments que lui procurent cette situation.

Les personnes axées sur le futur vont d’abord penser aux conséquences futures possibles de l’épidémie et des mesures de confinement.
Comment les gens vont-ils s’en sortir après des semaines de confinement? Comment être certain que le virus ne résistera pas dans le temps ou reviendra avec un second pic? Quelles vont être les répercussions économiques pour l’avenir?

Le tri Positif/Négatif

Qu’elles soient orientées passé, présent ou futur, les personnes ont tendance à examiner au préalable le positif ou le négatif des informations en fonction de leur métaprogramme.

Leur analyse se concentre en premier sur des points négatifs:

Le gouvernement a mal géré les alertes des experts.
On risque de mourir.
On ne peut plus aller travailler.
On ne pas y faire grand chose.
On va manquer de papier toilette.
Les hôpitaux vont manquer de place.

papier toilette en voie de disparition?

 

Ou leur analyse se concentre en premier sur des points positifs:

Le gouvernement a pris les mesures qui s’imposaient.
On a une bonne immunité.
On ne peut plus aller travailler.
Les magasins alimentaires restent ouverts.
On va s’entraider.
On va y arriver.
Les hôpitaux mettent en place des solutions pour faire face au pic.

Le type Accordeur/Désaccordeur

Certaines personnes sont assez vite d’accord avec les informations reçues et les mesures à suivre. Elles vont faire passer le message et même en faire plus qu’il ne faut. (Qu’elles soient tri positif ou négatif n’y change rien)

Les types « désaccordeur » sont ceux qui vont remettre en question ces mesures avec toutes les objections possibles. (même s’ils sont obligés de les suivre)
Surtout en situation actuelle d’incertitude, il est difficile pour un désaccordeur de plonger tête baissée dans le quotidien du confinement en faisant confiance. Il a ce besoin de se confronter à toute information reçue.
(Ça ne l’empêche pas d’être tri positif dans la situation en général, il ne faut pas confondre ces 2 métaprogrammes)
Il va donc passer en revue tous les petits détails qui vont dans le sens contraire de ce qui est officiellement pris comme décision.

On devrait faire plus de tests.
On devrait adopter l’immunisation collective en sortant du confinement la population active qui n’est pas à risque.
On devrait utiliser un remède qui a fait ses preuves sans attendre les essais cliniques.

J’insiste sur le fait que ce sont des exemples pris en général. Ce ne sont pas les miens.

En ce qui concerne la désaccordeuse que je suis, dès le premier jour de confinement, j’ai choisi comme remède une digitale détox sachant que de toute façon je ne serais pas d’accord avec l’attitude générale adoptée par la majorité.
J’ai préféré voir le moins possible de messages auxquels je trouverais à redire. Et surtout vu le caractère imprécis et incertain de la situation, mieux vaut se taire que de dire des choses qu’on pourrait regretter ensuite.
Parce qu’au final, au jour d’aujourd’hui, personne ne sait réellement si on est sur la bonne voie et de quoi l’avenir sera fait.

Cependant, pour les amis et la famille qui doivent supporter mon fonctionnement de désaccordeuse, je suis sincèrement désolée.
En effet, quand ils ne voient que du noir, je leur trouverai toujours un peu de blanc…
Et à ceux qui voient tout en blanc, j’aurai à coeur de leur prouver qu’ils doivent quand même se méfier d’un peu de noir…
Pour moi, il y a toujours de belles nuances de gris!

Métaprogrammes de décision et d’action

Les modes de pensée Nécessité/Possibilité/Capacité

La plupart d’entre nous décide de rester confinés parce que « nous devons », c’est nécessaire! Nous pensons en terme de « nécessité » dans cette situation exceptionnelle. Nous devons rester à la maison et nous devons rester à distance les uns des autres.
Beaucoup de ceux qui continuent à travailler sont aussi obligés de le faire, ils agissent parce qu’ils doivent être au poste pour aider les autres dans la traversée de cette crise, que ce soit pour soigner les gens, leur fournir de quoi s’alimenter ou faire tourner les services indispensables.

Ensuite, il y a tous ceux qui ne sont pas obligés mais qui se disent « qu’ils peuvent » être solidaires, aider les autres d’une façon ou d’une autre. Parce qu’on leur demande de faire des livraisons, de rester ouverts en adaptant leurs horaires et mesures de sécurité, de renforcer les équipes médicales en place.
Une occasion se présente et ils peuvent décider la saisir ou pas.

Enfin, certains pensent en mode « j’ai les capacités d’aider ». Ils transforment leur entreprise en production de gel hydroalcoolique ou de masques. Ils prennent des initiatives en fonction de leurs capacités. Ils mettent en place des systèmes de soutien sans qu’on leur ait demandé.

Le fonctionnement Procédure/Option

En terme de procédure, il convient d’agir comme on nous l’a demandé, suivre des modes d’emploi et des règles définies. Mais dans cette situation exceptionnelle, les règles restent parfois un peu floues. Toutes les personnes qui fonctionnent avec une tendance « procédure » s’en retrouvent un peu perdues et sont en demande de clarification par rapport à ce qu’on peut faire ou ne pas faire.

Celles qui ont plutôt une tendance « option » sont habituées à s’approprier les règles à leur manière, tout en restant dans le cadre imposé.
Dans leurs décisions et actions, elles vont repousser un peu les limites et agir comme elles le souhaitent.
Dans cette situation particulière de confinement, elles n’auront pas autant besoin de précisions des mesures, elles feront confiance à leur bon sens à partir des grandes lignes à suivre.

La tendance Recherche/Évite
Allez-vous vers les solutions? Ou vous éloignez-vous des problèmes?

Durant le confinement, ceux qui ont plus de temps à tuer qu’avant, vont s’occuper de plusieurs manières.
Soit « ils évitent » de trop penser à leur condition de confiné en passant leur temps sur les réseaux sociaux, en faisant des vidéos pleines d’humour, en grignotant, en réalisant de grands rangements et nettoyages de printemps, en aidant les autres…
Ils « s’éloignent » le plus possible des soucis du confinement.

Soit « ils profitent » de l’occasion pour effectuer les grands rangements et nettoyages de printemps nécessaires, reprendre contact avec des amis via les réseaux sociaux et vidéo call, faire les vidéos comiques qu’ils ont toujours rêvé de faire, aider les autres, …
Ils sont alors en recherche de rentabilité de ce temps pour en tirer profit.
Ils « vont vers » des solutions et nouveautés occasionnées par le confinement.

Cela vaut pour les entrepreneurs et porteurs de projets aussi. Ils profiteront comme ils peuvent en agissant ou ils éviteront de se faire du souci en passant le temps et en attendant que la crise passe?

Le mode Passif/Réactif/Proactif

Ceux en mode « passif » ont tendance à rester dans l’attente que les choses se réalisent autour d’eux. Ils prennent leur mal en patience durant le confinement et sont très peu dans l’action, ou juste le nécessaire.

D’autres vont être directement dans l’action, que ce soit en mode pensée « recherche ou évite », ils réagissent et suivent les autres qui se bougent autour d’eux.
Ils aménagent une ré-organisation du temps et de l’espace dans leur « nouveau » monde: télétravail, école à la maison, horaires et tâches familiales…
Ils répondent aux appels d’aide pour ceux qui ont en besoin.

Les proactifs vont un cran plus loin, ils n’ont pas besoin d’élément déclencheur extérieur. Ce sont eux qui entraînent les autres dans des actions innovantes.
Ils lancent les initiatives.
Ils sont dans leur élément quand il faut revoir les fonctionnements en période de crise. Ils sont les moteurs plein d’énergie dont nous profitons tous.
Mais en général, quand tout appelle à un retour au calme, on se passerait bien de leur excitation!

À retenir…

Beaucoup de ces exemples de perception, d’interprétation et d’action se trouvent dans plusieurs modes de fonctionnement et sont parfois interchangeables d’une situation à une autre.
Les métaprogrammes ne sont pas des cases toutes faites dans lesquelles nous sommes enfermés. Mais ils permettent de comprendre certaines complémentarités ou dysfonctionnements entre les personnes, leurs environnements et les différents contextes.

 

Merci pour la photo@Sharon McCutcheon sur Unsplash
Merci pour la photo@Jasmin Sessler sur Unsplash

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